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Entrées
Avocat : on en détache la
chair avec une petite cuillère ;
Caviar : on ne le tartine pas ! Il se déguste lentement avec une petite
cuillère ;
Escargots : on emprisonne la coquille avec la pince et on retire la
chair avec la fourchette spéciale. On se gobe pas le beurre avec un
bruit de succion, on ne le ‘’sauce’’ pas dans son assiette ;
Foie gras : on ne le tartine pas ; il se déguste à la fourchette, par
petites bouchées ;
Œuf à la coque : on le décapite et on le mange avec une petite
cuillère ; on n’utilise jamais le couteau. Lorsque la dégustation est
terminée, on écrase la coquille, pour qu’elle ne route pas dans
l’assiette, au risque de tomber par terre, lorsqu’on débarrasse les
assiettes ;
Omelette, œuf sur le plat : on les coupe avec le côté de la fourchette,
pas avec un couteau, cette coutume date de l’époque où les lames des
couteaux n’étaient pas fabriquées en acier inoxydable. L’œuf y laissait
des traces indélébiles ;
Potage : on ne souffle pas sur le potage pour le faire refroidir, et on
n’incline jamais l’assiette pour en recueillir les dernières gouttes.
Cela laisserait supposer que vous êtes très affamé ;
Quenelles : on les coupe avec le côté de la fourchette non avec le
couteau.
Coquillages et
crustacés
Bouquets, écrevisses et
langoustines : on sépare la tête du corps avec le couteau et la
fourchette ; ensuite, on coupe les pattes, et on détache la carapace
avec le couteau tout en maintenant la chair avec la fourchette ;
Crevettes grises : elles se mangent avec les doigts ;
Huîtres : on tient la coquille de la main gauche, on détache la chair
avec la fourchette à huîtres ; on boit discrètement l’eau de mer, sans
bruit de succion ;
Langoustes et homards : on utilise des couverts à poisson ;
Moules : en tenant la coquille, on détache la chair avec la fourchette à
poisson ;
Ouisins : ils se dégustent à la petite cuillère.
Plats principaux
Brochettes : on fait
glisser les morceaux dans l’assiette à l’aide de sa fourchette ;
Papillote : on l’ouvre délicatement avec ses couverts ;
Poisson : on l’incise dans sa longueur, le long de l’arête, avec le
couteau à poisson , et on rabat les filets sur le côté. Après les avoir
dégustés, on retourne avec précaution le poisson, et l’on procède de la
même façon. Si l’on a malencontreusement absorbé une arête on la dépose
du bout des lèvres sur sa fourchette ;
Volaille : on n’utilise pas ses doigts, on détache la chair de l’os avec
ses couverts.
Sauce
On ne l’absorbe pas avec
un morceau de pain. En revanche, les gourmets peuvent utiliser leur
cuillère à sauce individuelle, si le couvert en comporte une.
Légumes
Artichauts : on détache
les feuilles avec les doigts, et on mange le fond avec fourchette et
couteau ;
Asperges : on les mange en entier avec ses couverts ;
Chips : il est admis de les manger avec les doigts ;
Frites : on les pique avec sa fourchette ;
Pommes de terre : on ne les écrase pas dans son assiette, on les coupe
avec le côté de la fourchette ;
Salade : on ne la coupe pas. Si les feuilles sont trop larges, on les
plie avec la fourchette, en s’aidant de l’autre main d’un petit morceau
de pain, avant de les porter à sa bouche.
Pâtes
Cannellonis, macaronis,
raviolis : on les coupe avec le côté d’une fourchette, jamais avec un
couteau ;
Spaghettis : on ne les coupe pas ; on en prélève une petite quantité que
l’on enroule autour de sa fourchette. Et on tente de les manger sans
bruits d’aspiration.
Fromages
On ne le tartine jamais !
La croûte est enlevée avec le couteau, et on coupe un petit morceau que
l’on dépose sur une bouchée de pain.
Beurre
On ne se prépare pas de
tartines non plus ; on en pose un petit morceau sur une bouchée de pain.
Pain
On ne mord pas dans son
morceau de pain, on ne le coupe pas avec son couteau, mais on en rompt à
la main de petites bouchées. On ne ‘’sauce’’ jamais son assiette, ni
avec les doigts, ni même en s’aidant de sa fourchette.
Desserts
Gâteaux : ils se
dégustent avec une fourchette à dessert, non pas avec une cuillère ;
Glaces et sorbets : on utilise une cuillère à glace ou, à défaut, une
petite cuillère.
Fruits
Abricot : on le sépare en
deux à la main, et on mange chaque partie séparément ;
Bananes : on incise la peau sur toute la longueur avec le couteau à
dessert, on dégage le fruit, et on le coupe en rondelles ;
Cerises : on crache discrètement le noyau dans le creux de la main, et
on le dépose sur le bord de l’assiette ;
Clémentines, mandarines : on les épluche à la main ;
Figues : on les coupe en quatre sans détacher les quartiers, et on
prélève la pulpe à la fourchette ;
Fraises, framboises, groseilles : on les déguste à la cuillère ;
Kiwis : on les épluche à l’aide des couverts à dessert et on les coupe
en rondelles pour les manger ;
Melon : on utilise une petite cuillère s’il est servi entier ou par
moitié, des couverts s’il est présenté en tranches ;
Oranges : on incise la peau, on dégage le fruit, et on mange les
quartiers à la fourchette ;
Pamplemousse : servi coupé en deux, chaque demi-quartier est prélevé
avec une petite cuillère ;
Pêches : on ne les coupe pas en quartiers, on les épluche avec les
couverts à dessert ;
Pommes et poires : on utilise les couverts à dessert pour les couper en
quatre ; on pique chaque quartier avec la fourchette, et on le pèle avec
le couteau ;
Raisin : on ne crache jamais ni la peau, ni les pépins.
Voici pour les
principales
Certains mets, comme les
crevettes, par exemple, demandent une certaine dextérité pour être
épluchés avec des couverts ; si vous n’avez aucun entraînement, ne
prenez pas le risque d’éclabousser nappe, verres, et corsages de vos
voisines ; demandez humblement à votre hôtesse la permission de prendre
vos doigts … et rappelez , pour dérider les convives choqués par votre
attitude, qu’au XIè siècle, l’Eglise condamnait l’usage de la
fourchette, car seuls les doigts de l’homme, créés par Dieu, avaient la
noblesse requise pour saisir les bienfaits de la nature…
Les spaghettis et autres tagliatelles sont le cauchemar des maladroits ;
que faire pour éviter dégoulinades de sauce et doux bruits d’aspiration
à leurs voisins ? Couper délibérément les pâtes, avant de les manger
très proprement. Mais non sans prononcer un petit mot d’excuses teinté
d’humour à l’attention de la maîtresse de maison.
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